Au cœur du Pélion, au centre de la Grèce, le village de Vizitsa abrite une initiative collective portée par des femmes déterminées à préserver les savoir-faire culinaires et agricoles locaux. Depuis plus d’une décennie, la coopérative « Hespérides » perpétue des recettes héritées des générations précédentes. Entre attractivité touristique, défis climatiques et réalités agricoles de montagne, ces productrices racontent une autre manière de faire vivre un territoire à travers ses saveurs et ses traditions.
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Les « Hespérides » gardent vivantes les saveurs traditionnelles
22-med – février 2026
• À Vizitsa, sur le mont Pélion, une coopérative de femmes perpétue confits, confitures, liqueurs et pâtisseries au four pour transmettre les goûts d’hier.
• Entre essor touristique et chocs climatiques (inondations, grêle), ces agricultrices défendent une économie de montagne fondée sur des petites parcelles et le travail manuel.
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Le Pélion, selon la mythologie grecque, était considéré comme la résidence d’été des dieux olympiens. C’est là qu’il y a quatorze ans, onze femmes de Vyzitsa, un village près de Volos, ont décidé d’unir leurs forces pour préserver et transmettre les traditions à travers la production de produits locaux.
La coopérative féminine « Hespérides », qui tire son nom des nymphes de la mythologie grecque, est logée dans une ancienne école du village. Là sont préparés des confits, confitures, – biscuits à l’huile d’origan, liqueurs et pâtisseries traditionnelles cuites au four.
« Nous fabriquons nos produits en fonction de la saison », précise Théodora Klitsou, présidente de la coopérative. En même temps, elle prépare un confit de cédrat et des biscuits à l’orange dans la cuisine de la coopérative.
« Nous sommes toutes des femmes, âgées de 20 à 70 ans. Notre but n’était pas seulement de fabriquer des produits à vendre, mais surtout de préserver les anciennes saveurs, les coutumes et les traditions du village. Les douceurs que nous préparons étaient faites par nos grands-mères et nos mères, et nous voulons partager cette culture de notre village », ajoute-t-elle.
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